3 anecdotes littéraires pour épater les profs

Tel Robin des Bois, nous avons plus d’une corde à notre arc… Et de quoi vous transformer en flèches devant votre copie ! Voici trois anecdotes sur des œuvres au programme du bac, pour épater le correcteur ou tout simplement pour se rafraîchir la mémoire.

 

Gargantua de Rabelais

Rabelais ne signa pas de son vrai nom ses œuvres phares, Pantagruel et Gargantua mais d’une anagramme un peu loufoque qui semblerait tout droit sortie des aventures d’Harry Potter, s’il n’y avait pas là un anachronisme : Alcofribas Nasier.

Sa volonté d’anonymat était motivée par son souhait de ne pas associer son nom à un écrit mêlant fantaisie et réel. Très peu pour lui le burlesque…

Quand en 1535, paraît La vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel, Rabelais emploie de nouveau ce pseudonyme cette fois-ci pour s’éviter les représailles de l’Église, dont il dénonce les abus dans ce nouvel opus.

Pour aller plus loin : Rabelais reste un conteur plein de mystères que France Culture nous décrypte en quatre épisodes dans La compagnie des œuvres.

 

Les Caractères de La Bruyère

La Bruyère écrira Les Caractères et ne publiera plus rien d’autre, une décision qui a dû soulager ou attrister plus d’un de ses contemporains.

L’auteur alterne deux styles résolument différents dans son œuvre, la maxime et le portrait, ce qui tranchait avec les convenances de l’époque. Il inspirera ainsi Proust, Balzac, Gide et Marivaux. Défendant Racine face à Corneille, il s’attire les foudres de son neveu Fontenelle, dont il se venge en s’inspirant de lui pour créer le personnage de Cydias.

Encore aujourd’hui, la force des Caractères réside dans la multitude d’interprétations possibles que l’on peut en faire, en fonction de notre âge ou état d’esprit… Ce qui n’est pas sans nous rappeler le Petit Prince de Saint-Exupéry publié 250 ans plus tard !

Pour aller plus loin : Les vidéos YouTube d’Amélie Bac de Français restent des bijoux pour réviser le bac en s’amusant et celle sur La Bruyère ne déroge pas à la règle.

 

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges

Femme de caractère, Olympe de Gouges est considérée comme la première figure féministe française.

Après le décès de son premier époux, elle refuse de se marier à nouveau car la loi empêchait, à l’époque, les autrices de publier sans l’accord de leur époux. Pour elle, « le mariage est le tombeau de la confiance et de l’amour ». Elle y préfère un contrat social entre l’homme et la femme, rappelant avec la bagatelle de 200 ans d’avance, le PACS.

Olympe de Gouges prend également position pour l’abolition de l’esclavage en écrivant une pièce de théâtre, Zamore et Mirza, qui lui vaut moultes menaces de mort de la part de marchands d’esclaves.

Pour aller plus loin : Olympe de Gouges vous a tapé dans l’œil ? Dévorez le roman graphique de Catel & Bocquet qui retrace la vie de cette femme hors du commun.

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