4 choses que vous ne saviez pas sur Villejuif

Villejuifois et métropolitains, combien parmi vous connaissez ces anecdotes ? Promis, vous ne verrez plus la ville de la même manière.

Si Villejuif m’était contée…

Paris fait parfois de l’ombre aux autres villes mais Villejuif eut la part belle et notamment, dans un roman. Une description clôt notamment le Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas “La nuit étincelait d’étoiles. On était au haut de la montée de Villejuif, sur le plateau d’où Paris, comme une sombre mer, agite ses millions de lumières qui paraissent des flots phosphorescents ; flots en effet, flots plus bruyants, plus passionnés, plus mobiles, plus furieux, plus avides que ceux de l’Océan irrité, flots qui ne connaissent pas le calme comme ceux de la vaste mer, flots qui se heurtent toujours, écument toujours, engloutissent toujours !…”. C’est sur cette vue que le Comte de Monte Cristo s’enfuit, après avoir accompli sa vengeance.

La pyramide de Cassini, entre astronomie et géographie

Mire bâtie en 1742 par Jacques Cassini, membre de l’Académie des sciences et topographe du XVIIIe siècle et Nicolas-Louis de La Caille, un des plus grands astronomes français du XVIIIe siècle, la pyramide de Cassini va de pair avec celle de Juvisy. Utilisées pour mesurer le méridien terrestre, elles ont permis de servir de point de départ à la réalisation de la carte de France. La pyramide de Cassini est d’ailleurs classée monument historique depuis 1928 !

Villejuif sous la commune

Nous fêtons, ce mois-ci, les 150 ans de la commune de Paris. Et Villejuif en fut un des lieux phares. La redoute du Moulin Sacquet, initialement située en haut de l’actuelle rue Camélinat, faisait partie des ouvrages complémentaires de la première ceinture de forts, située à 5 kilomètres de Paris. Initialement moulin détruit en 1857, la ferme devint un abri militaire où étaient entreposées des pièces d’artillerie pour contrôler la Seine.

Lors de la Commune de Paris, les communards l’assiégèrent jusqu’à la fameuse nuit du 3 au 4 mai 1871 ; les Versaillais réussirent à obtenir le mot de passe du Fort, “Vengeance”, par un officier étourdi, traître ou peu scrupuleux, provoquant un réel massacre au sein du Moulin. « [Les fédérés] dormaient sous la tente quand les Versaillais, ayant enlevé les sentinelles, s’étaient introduits dans la redoute et avaient égorgé une cinquantaine de fédérés. Les soldats avaient déchiqueté les cadavres, emmené cinq pièces de canons et deux cents prisonniers. » écrit Prosper-Olivier Lissagaray dans Histoire de la Commune de 1871. Une triste anecdote qui reflète bien l’ambiance régnant pendant la Commune…

Villejuif et la psychiatrie

Vous avec peut-être entendu parler du Groupe Hospitalier Paul Guiraud… Mais connaissez-vous son histoire ?

Créé le 6 avril 1884, l’asile est dans un premier temps rattaché à l’hôpital Sainte-Anne – il ne doit accueillir que des aliénés chroniques et peu agités.
En mars 1910, le docteur Henri Colin y fonde le premier “quartier de sûreté réservé aux aliénés criminels, vicieux, difficiles”. En réalité infirmerie pénitentiaire, certains traitements s’y développent comme la douche froide au Gardenal ou les électrochocs. Des patients, simulant la folie pour éviter le bagne ou la relégation, y sont également drogués au penthotal afin de les inhiber.

Le roman d’Hervé Bazin, “La tête contre les murs”, en dresse un tableau au vitriol et attaque de manière générale les conditions des maisons de santé et de détention.